Bonjour à tous et bonne année 2026. J’espère que cette année va être l’année de la réussite de tous vos projets et particulièrement avec de l’open source.
Comme je l’ai dit dans mon précédent short, je vais passer sur une formule où j’arrête de faire des grosses vidéos fleuves et je vais passer sur des petits épisodes qui seront distribués au cours de la semaine à partir du vendredi 14 heures, samedi, dimanche et lundi si ce sont vraiment des grandes séries.
La thématique d’aujourd’hui c’est « L’open source et l’éducation ». On va essayer de voir les enjeux politiques, les outils, les solutions, pour les élèves comme pour les enseignants.
[Jingle]
Commençons par parler d’open source et d’éducation.
On va essayer de le démontrer comme un levier pour l’apprentissage et le ferment de l’innovation.
Pour la première vidéo de cette mini-série, on va effectivement se concentrer sur le cadre général et politique.
Pourquoi l’open source dans l’éducation ?
Pourquoi l’open source dans l’éducation ?
La première question à se poser, ce sont les motivations à utiliser du logiciel libre ou open source dans l’éducation, pour les enseignants comme pour les élèves.
Qu’est-ce qu’on a comme principales motivations pour utiliser de l’open source ?
- Un accès équitable, c’est effectivement le premier élément, c’est de ne pas avoir à payer pour utiliser un logiciel et c’est donc un levier, une possibilité offerte à tout le monde d’utiliser des logiciels performants sans avoir à dépenser des sommes importantes pour leur utilisation et, pour les établissements aussi, de ne pas avoir à investir sur de l’outillage, du logiciel, pour une portée pédagogique.
- Le deuxième et peut-être élément aussi important, c’est la souveraineté numérique. C’est la capacité d’un État de pouvoir continuer sa démarche éducative alors même que les enjeux géopolitiques, les enjeux globaux mondiaux peuvent rendre compliquée l’utilisation de tel ou tel type de logiciel pour tel ou tel type de raison. L’open source va garantir la continuité d’utilisation du logiciel dans le temps, quelle que soit la situation.
- Ensuite, troisième élément, c’est une pédagogie une pédagogie active. C’est la capacité de pouvoir effectivement prolonger la démarche pédagogique sur le numérique, avec l’utilisation de solutions numériques, avec des logiciels qui vont vraiment apporter un supplément dans la démarche pédagogique.
- Et puis, dernier élément, c’est le développement des compétences.
Si on les regarde en détail :
- l’accès équitable, réduction des barrières à la fois financières comme technologiques ;
- la souveraineté numérique, c’est la maîtrise des outils et des données par un État, par une structure étatique, donc la garantie de continuité de l’utilisation du numérique quelle que soit la situation géopolitique ;
- la pédagogie active favorise la compréhension, la personnalisation et la contribution. Ça emmène la possibilité, pour les enseignants comme pour les élèves comme pour les étudiants, d’être aussi des acteurs du logiciel, de produire du logiciel et ce rapidement, le plus rapidement possible pour fabriquer cette espèce de conscience globale de la nécessité de produire du bien commun ;
- et enfin, dernier élément sur le développement des compétences, l’objectif c’est bien de préparer les apprenants aux métiers du numérique, d’intégrer le numérique dans la démarche pédagogique mais aussi comme un élément important dans le reste de leur vie, de leur carrière, et de fabriquer cette citoyenneté numérique.
Pourquoi est-ce essentiel pour l’éducation ?
Pourquoi est-ce essentiel pour l’éducation ?
Le premier vecteur, on l’a vu, c’est la réduction des coûts, c’est l’optimisation budgétaire, absence de licences payantes, pas licence au sens licence open source, licence contractante. Ce sont donc des économies significatives pour les établissements. Le logiciel qu’ils vont utiliser va leur coûter un prix beaucoup moins important. J’insiste, ce n’est pas gratuit puisque ça va effectivement nécessiter de la compétence dans les équipes de la DSI de l’école, du service informatique de l’école pour être plus raisonnable, ou de l’Éducation nationale pour savoir le déployer sur le parc des établissements, en tout cas il n’y aura pas de et de coût de licence.
Le coût total de possession, qu’on appelle le TCO [Total">Cost of Ownership], est inférieur sur le long terme malgré des coûts de formation, des coûts d’intégration, donc les coûts de fonctionnement des services informatiques de la structure d’éducation.
Quelque part, il y a de la réaffectation des ressources : les fonds économisés peuvent être réinvestis dans l’amélioration du matériel et c’est extrêmement important, dans la formation, dans le développement pédagogique. On voit que ce premier levier est effectivement très important.
Le deuxième, c’est la liberté, la flexibilité et la personnalisation.
Un logiciel propriétaire est figé dans la définition qu’en propose l’entreprise qui le commercialise.
Un logiciel open source est intrinsèquement adaptable, par définition. Il est adaptable aux besoins pédagogiques, il est adaptable aussi aux besoins de l’élève : il permet la mise en œuvre de certaines adaptations pour des élèves qui ont des besoins, des difficultés qui imposent la personnalisation.
Il est interopérable. J’ai déjà présenté à de nombreuses reprises l’open source comme un terrain, comme un champ de normalisation et de standardisation. Tous les formats ouverts naissent de l’open source, fleurissent et s’épanouissent dans l’open source.
Et enfin, il n’y a pas de vendor lock-in, il n’y a aucune dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique, vis-à-vis d’une société qui, potentiellement, peut décider du jour au lendemain de ne plus produire le logiciel. Il y aura toujours quelqu’un qui pourra forker le projet, le faire continuer à vivre. Potentiellement des établissements ou des groupes d’établissements peuvent s’unir pour continuer à maintenir un logiciel alors même que l’équipe qui le maintenait jusqu’à présent cesse de le maintenir.
Un énorme point
l la transparence, la sécurité et l’éthique. On peut contrôler le code, on peut déjà s’assurer qu’il n’y a pas de code malveillant, mais aussi qu’il n’y a pas d’opinion cachée quelque part dans le logiciel puisqu’on va pouvoir auditer complètement la façon dont ce logiciel est construit.
La protection des données est aussi très importante. Les logiciels open source favorisent le contrôle de la protection des données et pour l’Europe, pour la France, sont un élément de garantie de ce qui a été fabriqué dans le cadre du Règlement général pour la protection des données à caractère personnel [1]. On a donc une meilleure transparence.
Et enfin la valeur éducative. On enseigne le partage, la construction de biens communs et la contribution à des biens communs, la collaboration et la contribution à des projets. Ça permet d’éduquer et de montrer d’autres modèles de production qui restent monétisables, je l’ai déjà montré, et qui, potentiellement, peuvent être des moyens plus éthiques de produire de la donnée numérique et du bien commun.
Pour finir, l’innovation et le développement des compétences.
On apprend par la pratique. La meilleure façon d’apprendre c’est de faire. L’avantage de l’open source, vu que c’est personnalisable, c’est modifiable, on peut aller sur des champs d’investigation, des champs de réflexion autour de la solution qu’on utilise qui peuvent être énormes à la fois sur le logiciel en lui-même, sur la façon dont il est codé, sur la façon il est organisé en termes de structure pour être fabriqué, les modèles de gouvernance qui sont mis en place pour le développer.
Ensuite, c’est effectivement construire des compétences du 21e siècle, favoriser la pensée critique, la résolution de problèmes, la collaboration et la créativité. J’ai fait une vidéo sur l’open innovation, les sociétés elles-mêmes sont en train de se transformer pour intégrer d’autres modèles, de nouveaux modèles d’innovation.
Et puis c’est l’une des façons, peut-être la plus efficace, de préparer au marché du travail. S’intégrer dans un projet open source c’est mettre les pieds dans des méthodes de fabrication du logiciel qui seront celles de l’entreprise, au moins les bonnes entreprises, celles qui ont compris l’intérêt de l’open source. Du coup, ça permet d’obtenir des élèves, puis des alternants, des apprentis ou des étudiants, qui vont être préparés à la suite, à ce qu’ils vont réaliser en tant qu’ingénieur logiciel, en tant que salarié dans une entreprise du numérique. Ils vont donc développer des compétences qui sont devenues de plus en plus recherchées, notamment sur les terrains autour de l’intelligence artificielle, autour du big data par exemple.
Cadre réglementaire & politique en France
On en vient au cadre réglementaire et politique en France. Qu’est-ce qui est mis en place, en France, pour pouvoir favoriser l’utilisation du logiciel open source ?
Ça commence par une stratégie nationale pour le numérique éducatif, la promotion des ressources éducatives libres, comme c’est appelé par l’État, REL [2], incitation à la création et à l’utilisation de contenus et à la mise en place d’outils sous licence libre.
Même avec le cadre géopolitique actuel, il y a une volonté qui s’accroît, qui devient de plus en plus importante autour de la souveraineté numérique, la volonté de maîtriser les infrastructures et les données éducatives. C’est le cadre initial.
Ensuite, on a effectivement la DINUM, la Direction interministérielle du numérique [3], et le Socle interministériel des logiciels libres, ce qu’on appelle le SILL [4]. Le SILL est un catalogue de logiciels libres ou open source, recommandés et soutenus par l’État pour l’administration, y compris pour l’éducation et même pour la portée pédagogique de l’éducation. On a des exemples de logiciels qui sont dans ce catalogue et qui sont assez connus : LibreOffice, Gimp, VLC pour la vidéo, Nextcloud, la solution cloud qui permet d’avoir vraiment une solution alternative à ce que propose l’écosystème Microsoft.
L’application de tout cela passe par des circulaires et des recommandations.
On a la circulaire Ayrault [5], de 2012, une forte incitation à l’utilisation des logiciels libres dans l’administration. Ce qui est dommage c’est qu’on parle uniquement de forte incitation. Les politiques d’achats publics vont être vraiment importantes, la prise en compte du coût total de possession et de la pérennité des solutions favorise l’utilisation de l’open source.
Et enfin, avec l’arrivée de la protection des données personnelles et la mise en place du Règlement général sur la protection des données à caractère personnel, l’open source, par sa transparence et sa possibilité d’hébergement local, a été un moteur, en tout cas est perçu comme un moteur de mise en œuvre pour favoriser la mise en œuvre de solutions open source pour l’État. Là, on n’est pas vraiment dans le cadre de l’éducation, on est dans un cadre plus global.
Cadre réglementaire & politique en Europe
On va essayer d’élargir et on va regarder le cadre réglementaire et politique pour l’Europe cette fois-ci. Qu’est-ce que propose l’Europe ?
Ça commence effectivement, là aussi, par une stratégie numérique de l’Union européenne :
- la promotion de l’innovation ouverte, de l’open innovation,
- soutien aux écosystèmes open source et aux standards ouverts,
- la volonté et la réglementation visant à garantir l’interopérabilité des solutions et la nécessité de systèmes éducatifs interopérables au travers des États membres.
Ensuite, on a le plan d’action pour l’éducation numérique. le DEAP, Digital Éducation Action Plan [6], qui a deux axes :
le premier, c’est la construction d’un écosystème de l’éducation numérique performant, c’est donc un soutien au développement et à l’utilisation de ressources éducatives ouvertes, ce qu’on appelle, les OER [em>Open Éducational Resources], et de logiciels libres ;
le deuxième axe, c’est la construction de la compétence numérique, le renforcement des compétences numériques pour tous, y compris la compréhension des principes de l’open source. Ça veut donc dire faire effectivement en sorte que les élèves, les apprentis, les étudiants comprennent ce qu’est l’open source le plus tôt possible, comprennent les valeurs qui sont autour de l’open source pour, potentiellement, faire accélérer la mutation autour du côté éthique et du côté durable que peut être la production de logiciels par l’open source.
Il y a des initiatives concrètes de la Commission européenne :
l’utilisation interne de l’open source au sein de la Commission. La Commission elle-même est utilisatrice et aussi contributrice aux logiciels open source et, quelque part, de façon intense ;
le financement de projets open source : le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe [7] qui soutient le développement des technologies ouvertes.
On va regarder un petit peu des exemples nationaux, en dehors de la France.
En Allemagne, dans les landers allemands, les États fédérés de l’Allemagne, on a des politiques actives de promotion du logiciel dans l’éducation et ça va très loin. Les initiatives allemandes sont parmi les initiatives les plus importantes autour de l’open source, je pense par exemple à openDesk [8]. Ça dépasse encore le cadre de l’éducation, mais c’est la démonstration du fait que l’Allemagne a une politique extrêmement dynamique autour de l’open source.
En Espagne, on a des initiatives régionales pour l’adoption des systèmes d’exploitation basés sur Linux dans les écoles, c’est porté par les junta.
En Italie on a la Carta della cittadinanza digitale. J’ai un fils qui est pro de l’italien, moi c’est plutôt l’espagnol, excusez-moi pour la prononciation. En tout cas, cette initiative encourage l’utilisation de logiciels libres dans l’administration et dans l’éducation.
Et dans le reste du monde ?
On va un cran plus loin, on passe au reste du monde.
On en reparlera, je ferai une vidéo dédiée sur les objectifs de développement durable, ce qu’on appelle les ODD. En tout cas, ce qui est important, c’est que, d’un point de vue de l’ONU, on a l’ODD 4, « Accès à une éducation de qualité ». « L’open source contribue à rendre l’éducation plus accessible, équitable, pertinente pour tous ». Ça met clairement l’open source et les valeurs de l’open source et la rend importante dans le cadre de la réalisation des objectifs de développement durable.
On a aussi l’ODD 9, « Industrie innovation et infrastructure », et là l’objectif c’est de favoriser les infrastructures numériques, ouvertes et résilientes [« Mettre en place une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation »].
On parle donc fondamentalement de l’open source dans ce que nous dit l’ONU au travers des objectifs de développement durable et, quelque part, on voit que c’est directement lié aux enjeux d’éducation.
On a d’autres exemples d’initiatives gouvernementales, de politiques gouvernementales actives,
typiquement en Inde, une initiative majeure pour l’utilisation de logiciels libres dans l’éducation et l’administration ;
au Brésil, qui est un pionnier dans l’adoption de l’open source dans les écoles et les universités, c’est parmi les premiers pays qui ont commencé à vraiment construire des politiques incitatives sur l’utilisation de l’open source ;
on a par exemple aussi l’Afrique du Sud avec le programme visant à réduire la fracture numérique via l’open source. L’open source a été identifiée comme un des leviers et une des solutions possibles, une des façons de résoudre les problèmes qui sont ceux de l’Afrique du Sud depuis très longtemps et de reconstruire une Afrique du Sud unifiée, parce que, effectivement, elle supprime le facteur coût pour l’utilisation de logiciels. Ça ne résout pas tout le problème, il y a effectivement le matériel qui va rentrer en jeu, mais, du coup, les écoles vont s’équiper et les logiciels open source sont souvent beaucoup plus adaptés à être utilisés sur des machines qui sont moins puissantes.
L’Unesco aussi et les ressources éducatives ouvertes, on en a parlé tout à l’heure, les ROE ou EOR [Open Educational Resources].
La recommandation sur les ROE, en 2019, c’est un appel mondial à l’adoption et à l’adaptation des ressources éducatives ouvertes pour atteindre le fameux ODD4 et l’open source est un pilier, identifié par l’Unesco, un pilier technique essentiel pour la mise en œuvre des ROE. Donc l’ONU et l’Unesco.
Enfin, on a les mouvements citoyens et communautaires. Dans de nombreux pays, on voit des initiatives locales et des ONG qui promeuvent l’open source dans l’éducation, souvent pour pallier le manque de ressources. Il ne faut pas se mentir, de nombreux pays voient, grâce à l’open source, un moyen de pouvoir éviter des coûts très importants pour mettre en place des supports, des outils pédagogiques et l’intégration du numérique dans la pédagogie et dans l’éducation. Tant mieux ! Encore une fois, si l’open source permet de faire en sorte que le numérique soit plus globalement diffusé et rendu accessible à une population plus importante, c’est un petit peu l’objectif.
Les défis et les opportunités
Parmi les défis.
- Il y a évidemment le sujet de la formation des enseignants. Il faut effectivement adapter les parcours de formation des enseignants déjà pour intégrer peut-être encore plus le numérique dans leur quotidien, leur maîtrise du numérique au quotidien et aussi et surtout les sensibiliser à ce qu’est l’open source, à ce que permet l’open source et leur faire découvrir l’écosystème outil, logiciel, qu’il peut y avoir en open source qui va les aider, les accompagner, dans leur pédagogie et dans l’exercice de leur métier.
- Il y a les supports techniques. Il va bien falloir que ces logiciels soient maintenus sur des postes utilisateurs, des postes mis à la disposition des élèves comme des enseignants, et là il va falloir des équipes de support. Est-ce qu’il y a des sociétés qui comprennent les valeurs ? Oui, il en existe, on en a déjà parlé, qui peuvent les accompagner et l’État peut s’appuyer sur l’écosystème de sociétés de services en logiciel libre.
- Les enjeux d’interopérabilité. Faire en sorte qu’on fasse les bons choix d’outils open source. Au même titre qu’une société doit avoir un Open Source Program Office, un ministère de l’Éducation, un État, doit avoir une structure qui fournit, qui fabrique ce catalogue de solutions, qui permet aux écoles d’industrialiser la mise en œuvre des solutions et qui garantit l’interopérabilité. Il y a des vrais enjeux sur ce point-là.
- Le changement de mentalité : vaincre les réticences au changement et la familiarité avec des solutions propriétaires ; sortir du tout Word ou du tout Excel pour se dire que, potentiellement, d’autres logiciels peuvent répondre aux mêmes besoins, aux mêmes enjeux mais en open source.
- Il y a les problématiques de financement. Le développement et la maintenance des projets open source nécessite des ressources, nécessite des moyens souvent via des fondations ou des contributions. Il est très important que les structures d’État se mettent en relation avec les fondations parce que ça va effectivement permettre de consolider, de solidifier l’écosystème qu’elles sont en train de fabriquer.
- Et puis enfin, le dernier sujet des défis, ce sont les enjeux autour de l’intelligence artificielle et là, pour le moment, on en est encore un petit peu aux balbutiements, je reviendrai sûrement sur ce sujet plus tard.
Maintenant regardons les opportunités.
- La première, j’en ai déjà pas mal parlé dans cette vidéo, c’est la souveraineté numérique, c’est la maîtrise de ses outils, la maîtrise de ses solutions et le fait qu’on ne soit pas condamné à devoir revoir tous les outils qui sont mis en œuvre et appris. Quelque part aussi, l’objectif de former les élèves, les étudiants, sensibiliser les étudiants à ces problématiques de souveraineté et aux risques qu’on fait prendre à choisir des logiciels pour lesquels le cadre géopolitique ne va pas forcément être positif.
- Le développement des compétences critiques. Faire de l’open source, ça veut effectivement dire prendre un logiciel dans une approche j’ai envie de dire plus intelligente. Consommer de façon plus consciente et plus intelligente le logiciel et ne pas attendre qu’une entreprise souhaite, veuille ou accepte de réaliser telle ou telle fonction mais, quelque part, être plus acteur sur la façon de consommer ce logiciel et être impliqué dans la façon de consommer ce logiciel.
- C’est aussi la réduction des coûts à long terme, la libération de budgets pour d’autres investissements pédagogiques.
- L’innovation pédagogique : intégrer l’innovation dans la démarche pédagogique, la possibilité d’adapter ou de créer des outils qui vont être plus spécialisés aux besoins d’un projet, de réalisation,. Là, effectivement, ça demande de la formation et on en revient au premier défi que j’ai exposé.
- Il y a l’opportunité éthique et le cadre sur la transparence, l’alignement avec les valeurs d’ouverture, de partage et de collaboration.
- Après, il y a la contribution à un bien commun. C’est quelque chose que je répète régulièrement : comprendre la nécessité de fabriquer un bien commun, quelque chose qu’on va laisser à l’humanité et qui va durer dans le temps. Une solution propriétaire est couplée au cycle de vie de la société qui la fabrique. L’avantage avec une solution open source, potentiellement aussi une solution open core, c’est que le logiciel pourra perdurer, car il est open source, même si la société s’arrête pour une quelconque défaillance, c’est extrêmement important.
J’en reste ici sur cette première vidéo. Dans la prochaine, on va parler des solutions et des outils qui peuvent être mis en œuvre pour faire de l’open source dans l’éducation.
Au revoir.