UX, logiciels libres et démocratie : pour un numérique populaire MIXiT 2026

Pour un numérique populaire

Clémence Piteau : Bonjour tout le monde.
Léopoldine et moi sommes UX [User Experience] designeuses. Notre métier consiste notamment à faire un numérique qui soit satisfaisant pour tout le monde, dans le sens de créer un numérique populaire. Un numérique populaire, pour nous, c’est vraiment dans le sens accessible au peuple, aussi dans le sens qui n’handicape pas, qui n’exclut pas, qui ne nuit à personne et qui ne met personne en danger.

Léopoldine Mennessier : Aujourd’hui, par rapport à cette envie qu’on peut avoir de notre côté, on sent bien que cette vision-là est très loin d’être accomplie. On voit, par exemple en France, que 61 % de la population a du mal à effectuer ses démarches administratives et c’est 20 % de plus qu’il y a 10 ans.

Clémence Piteau : Donc, comment faire ? Face à cela, on peut se poser la question : qu’est-ce qu’un numérique satisfaisant ? Intéressons-nous à des plateformes qui sont extrêmement utilisées, par exemple YouTube, et, en tant qu’UX, nous allons faire ce que nous savons faire de mieux, amener une approche plutôt terrain, en questionnant Bruno, qui utilise YouTube pour son activité professionnelle. Merci. Bruno, qui es-tu ?

Brunograffer : Salut, moi, c’est Bruno. Depuis 2016, je suis Brunograffer [1] sur les réseaux sociaux.

Clémence Piteau : Ça ne marche. On va plutôt vous lire. Vous avez entendu sa voix, maintenant vous allez pouvoir vous projeter dans cette personnalité. Tu veux lire ?

Léopoldine Mennessier : Imaginez que je suis Bruno. « Salut, moi c’est Bruno, connu sous le nom de Brunographer sur les réseaux sociaux. Depuis 2016, je fais des vidéos sur YouTube et je partage des créations artistiques en tout genre, que ce soit des expériences, des peintures, des dessins, des illustrations, des astuces. L’idée c’est de pousser les gens à être plus créatifs, à dessiner, à utiliser de la couleur et à s’amuser. »

Clémence Piteau : Waouh ! OK, donc Bruno, à quel point as-tu confiance en YouTube ?

Brunograffer : Salut ! Je fais quand même beaucoup confiance à YouTube.

[Problème de son]

Clémence Piteau : On retiendra que les vidéos intégrées dans les slides, c’est un enfer !
Il a beaucoup confiance en YouTube. Je ne sais pas si vous avez confiance en YouTube. Bruno dit « je fais même beaucoup confiance à YouTube parce que je sais qu’ils ont un poids considérable pour beaucoup de choses, que ce soit pour mettre en avant un contenu en particulier, pour organiser des événements. D’ailleurs, j’ai déjà travaillé pour YouTube, pour certains événements par exemple, et, du coup, j’ai été hyper content. Mais je n’ai pas plus confiance en cette plateforme-là qu’en une autre plateforme ».
Quand on lui a demandé, pendant cette interview, quelle était son expérience quand il déposait une vidéo sur la plateforme, comment il trouvait ce parcours-là, en tant que UX designeuses, ça nous intéressait. Bruno a clairement expliqué que c’est hyper intuitif, il se sent à l’aise sur YouTube. C’est même une des raisons pour lesquelles il a quitté DailyMotion parce que ce n’est pas hyper pratique d’usage.
On peut effectivement se rendre compte que quand énormément de moyens sont mis en œuvre pour faire une bonne interface, pour avoir une très bonne utilisabilité de l’outil, finalement, c’est parce que, derrière, on a mis en place tout un tas de méthodes de design, notamment, et on se doute que chez YouTube ils ont énormément de moyens pour récolter de l’information, pour avoir des statistiques des personnes, pour avoir des feedbacks et améliorer l’expérience.
Mais Bruno a forcément aussi des choses qui lui déplaisent sur YouTube, c’est évident. Qu’est-ce qu’il en pense, donc, Bruno ? Est-ce que tu veux faire Bruno ?

Brunograffer, voix de Léopoldine Mennessier : Les statistiques, c’est très cool pour avoir un œil critique, direct, sur le contenu qu’on a fait. Ça peut être autant positif que négatif et ça crée une charge mentale considérable. Je ne comprends pas pourquoi une vidéo a bien marché, a mieux marché qu’une autre, ou que les vidéos longues ne marchent pas des masses, peu importe ce que je fais. En fait, je ne comprends pas les codes de YouTube.

Léopoldine Mennessier : Donc, pour Bruno, les statistiques, c’est très utile, mais ça vient créer une obsession chez lui. En tant que créateur de contenu, Bruno, est-ce que tu peux nous dire ce que tu penses des algorithmes de YouTube ?

Brunograffer, voix de Clémence Piteau : Complètement obscurs. YouTube nous dit que oui, il faut faire, mais, en même temps, parfois, tu essayes de ne pas le faire et la vidéo marche tout autant. Quand on regarde sur Instagram, par exemple, il y a un moment où on poste un contenu, il y a un paramètre supplémentaire, tu peux cliquer dessus et tu as encore plein de cases à cocher ou décocher, en fait, c’est infernal. Donc parfois, du coup, il y a des trucs pour lesquels tu te dis « je vais le tester » puis, tu tombes sur la vidéo d’un type qui te dit « non, il faut plutôt cocher là, cette case-là, parce que ça va tuer ton algorithme ».

Clémence Piteau : En gros, je pense qu’il dit que même les gens qui travaillent chez YouTube ne comprennent pas comment fonctionne leur propre algorithme.

Brunograffeu, voix de Clémence Piteau : J’ai déjà assisté à des conférences, que ce soit en ligne ou en IRL [In Real Life], ils te donnent toujours les mêmes conseils, ils te disent d’appliquer des trucs et quand tu essaies de les appliquer, ça marche ou ça ne marche pas, mais ce n’est pas vraiment de leur ressort en fait.

Coincé dans une boucle insatisfaisante

Clémence Piteau : Donc en gros, les algorithmes, c’est, encore une fois, quelque chose de bien obscur, ça vient des abysses. C’est un peu une petite maladie du Web.
Ce qui est intéressant dans tout ce temps où on a échangé avec lui, c’est qu’à l’issue de ces 40 minutes d’interview, on a vraiment conclu – et je pense qu’Aurélie va être contente parce qu’il va y avoir un schéma – que Bruno fait des vidéos, des short vidéos et grâce aux principes des algorithmes, le nombre de vues et le nombre de ses abonnés vont augmenter. Il va regarder les statistiques parce que ça l’aide énormément à améliorer la performance de ses vidéos, des statistiques qui sont d’ailleurs hyper addictives, comme il l’a dit. Et tout ça, pour, derrière, améliorer, refaire d’autres vidéos, des short vidéos et que, derrière, ça augmente le nombre d’abonnés et le nombre de vues. Pourquoi ? Notamment parce que, derrière, il va se rémunérer, il va chercher à avoir peut-être un retour sur le temps qu’il a investi pour faire tout ça en tant que professionnel, et, en même temps, l’investissement matériel, etc. Tout cela, c’est régi par une rémunération arbitraire de YouTube, un prix de x centimes ou de 0,x centimes pour 1000 vues. En gros, il ne gagne pas grand-chose avec ses vidéos, donc son retour sur investissement n’est pas dingue.
Derrière, il va effectivement continuer à augmenter sa productivité, à créer plein de short vidéos pour pouvoir, peut-être, rentrer dans ses frais.
En gros, tout cela est une boucle un petit peu infernale sur laquelle il n’a pas la main pour pouvoir gérer sa rémunération et tout son investissement en termes de temps. C’est une boucle qui est une gouvernance un peu néfaste, régie peut-être tout simplement par le modèle économique de YouTube qui a plus, pour objectif, de se mettre de l’argent dans les poches plutôt que d’aider et de permettre à des créateurs de contenu à se rémunérer.
Nous constatons nous-mêmes, en tant que designeurs et designeuse, quand on entend ces problèmes qui sont hyper obscurs, qu’on ne peut rien y faire, on a tous les bras et les mains liées face à ça.

Logiciels propriétaires vs logiciel libres

Léopoldine Mennessier : Avec le super schéma que Clémence vous a présenté, on peut voir qu’on est finalement dans un système qui est très descendant. Bruno utilise YouTube comme un outil de travail, mais, au final, il a très peu de moyens d’action pour agir dessus à son tour.
YouTube est ce qu’on appelle un logiciel propriétaire.
À côté de cela, on peut se dire qu’un autre système est possible, ce sont les logiciels libres. Dans le Libre, le principe c’est que les personnes qui utilisent l’outil soient impliquées dans sa construction. Pour la vidéo, on a par exemple PeerTube [2], une alternative développée par Framasoft [3], un outil sur lequel je travaille en tant qu’UX designeuse. À priori, ça pourrait être la solution parfaite au problème de Bruno.
Les logiciels libres, se définissent par quatre types de libertés essentielles.
Donc, en théorie, Bruno pourrait

  • utiliser PeerTube comme il le souhaite ;
  • étudier son fonctionnement ;
  • le modifier ;
  • le redistribuer.

Sauf que, quand on travaille sur ces projets avec Clémence, on se heurte à différentes réactions. Par exemple, pour modifier PeerTube, j’ai l’impression qu’il faut être développeuse pour faire des trucs, c’est ce que nous dit Lucille.

Clémence Piteau : La plupart du temps, effectivement, modifier demande de savoir coder et il n’y a pas toujours la place pour faire de simples suggestions.
Pouvoir étudier le fonctionnement de l’outil, c’est aussi souvent complexe.

Léopoldine Mennessier : Oui, c’est souvent la documentation technique qui est privilégiée, c’est ce que nous dit Camille.

Clémence Piteau : Effectivement, le vocabulaire utilisé dans la documentation technique n’est pas toujours accessible à un plus grand public. Et souvent, les freins sont là, même simplement lors de l’usage de l’outil.

Emmanuel, voix de Léopoldine Mennessier : Je ne comprends pas où il faut cliquer. Ce n’est pas pour moi. C’est sûrement pour ceux qui utilisent Linux.

Léopoldine Mennessier : Le constat qu’on vous partage aujourd’hui, c’est que, finalement, seule une petite partie de la population a réellement la possibilité de profiter des libertés qui sont permises par le logiciel libre. Ce qui veut dire que ces deux modèles [logiciels propriétaires et logiciels libres] posent des vrais enjeux en termes de démocratie.

Plus de design dans le Libre

Clémence Piteau : OK, mais que fait-on maintenant ?
Il y a pas mal de possibilités, déjà en commençant peut-être par mettre plus de design dans le Libre.
S’il faut retenir une seule chose hyper importante, c’est de tester, tout simplement. Quand on a peu de moyens, qu’on est peut-être seul, qu’on n’a pas d’argent et pas beaucoup de temps, réaliser juste trois tests utilisateurs. Ça peut paraître impressionnant, mais, en fait, ce n’est pas si compliqué que ça. Il suffit de mettre, devant votre outil, quelqu’un qui est un peu éloigné en termes d’âge, en termes d’usage. Vous mettez cette personne devant votre outil, vous observez et vous essayez de récolter un maximum de feedback.
L’autre point vraiment crucial, c’est la posture. Une posture vraiment à l’écoute, une écoute active, une écoute empathique et factuelle. C’est vraiment une des propositions s’il faut retenir une chose.

Ensuite, pour mettre plus de design dans du Libre, ça peut aussi être de permettre d’avoir un processus de contribution pour les designeurs, qui ne soit peut-être pas forcément le même processus que pour les développeurs. Au secours, Nextcloud [4], avec tout le parcours de contribution sur GitHub, j’avoue que je n’aurais pas la capacité de mettre le nez dedans. Peut-être des choses simples comme un canal Slack ou Signal, des espaces très simplifiés pour pouvoir échanger.

Plus d’inclusion dans le Libre

Léopoldine Mennessier : Ensuite, nous pensons aussi qu’il est important de faire en sorte de rendre le milieu du Libre plus inclusif. Par exemple, en s’entourant de personnes variées et non-techniciennes avec des moyens adéquats. Par exemple, sur la page de présentation de PeerTube, dans la page « Contribuer », on a mis au même niveau le fait de pouvoir modifier le code et le fait de pouvoir proposer une nouvelle idée.
L’inclusivité passe aussi tout simplement par le vocabulaire qu’on utilise. Il c’est important de vous intéresser au langage clair [5]. Par exemple, pour venir simplifier une pop-up sur PeerTube, je me suis inspirée du Guide sobriété éditoriale, de Ferréole Lespinasse, qu’on vous conseille, qui permet vraiment de comprendre comment simplifier ses textes. Plus concrètement, on a un texte qui est aéré, des listes à puces, des phrases qui s’adressent directement aux personnes qui utilisent l’application. C’est vraiment très utile pour voir, concrètement, ce qu’on peut faire pour simplifier.

Clémence Piteau : D’autres initiatives pour avoir plus d’inclusion, c’est, par exemple, ce que fait l’ALDIL, l’Association Lyonnaise pour le Développement de l’Informatique Libre [6]. Elle organise des install parties dans lesquelles les gens viennent avec leurs besoins, peut-être installer un Linux. C’est un concept révolutionnaire. Ce sont des personnes, des vraies personnes qui viennent et qui vous accompagnent de manière personnalisée pour vous rendre un peu plus autonome avec ces outils. Je trouve que c’est aussi une très belle initiative en termes de philosophie du Libre, donc bravo l’ALDIL.

Plus de Libre dans le design

Après avoir mis du design dans le Libre, après avoir mis plus d’inclusion dans le libre, il y a un autre grand champ, un point qu’on comprend : il faut aussi plus de Libre dans le design.
Potentiellement, si vous faites des interventions dans des universités du design, de communication peut-être, c’est vraiment une occasion précieuse pour pouvoir lier deux points : en faisant plus de contributions, des élèves designers vont pouvoir contribuer peut-être à des logiciels libres et, en même temps, apprendre d’autres formes de design. Du design qui ne serait peut-être pas là pour manipuler, pour nuire et ce genre de chose.
Nous avons eu un peu cette expérience au sein d’une promotion à Sub de Pub à Lyon. Pendant toute une semaine, l’objectif était de produire des idées complètement réalistes et intégrables dans l’outil pour l’association Framasoft. En cinq jours, nous avons vraiment réussi à faire des choses qui vont inspirer et potentiellement être mises en ligne prochainement. C’est vraiment une façon de faire travailler les élèves sur une autre forme de design.
On peut également trouver d’autres initiatives, comme Conviviel [7], qui va recenser des initiatives de design dans le principe des communs numériques et également tout ce qui va être lié au projet pédagogique dans ce sens-là.
Il y a plein de belles initiatives, comme Conviviel, mais ça reste encore, malheureusement, très anecdotique. Finalement, la rupture culturelle entre ces deux mondes, le monde du libre et le monde du design, reste vraiment présente. Cela fait bientôt 10 ans que je suis dans le design et j’ai souvent entendu, concernant les designeurs, « les designers c’est vraiment à fond la techno, les premiers et premières à aller chercher les dernières nouveautés, les dernières sorties hyper technologiques ». Je pense que c’est un petit appel à l’aide aux libristes : S’il vous plaît, aidez-nous à apporter la philosophie du Libre dans le design.

Léopoldine Mennessier : De manière plus globale, on pense qu’il est nécessaire de poser un cadre démocratique sur tous les outils numériques sur lesquels nous sommes amenées à travailler. Cela peut se faire avec des moyens proportionnés à l’outil. Les réponses ne sont pas les mêmes selon que c’est un projet bénévole, avec une seule personne, ou un projet de très grande envergure qui a déjà un cadre très fort. Le plus important, finalement, c’est que ce cadre soit le plus possible au centre et de veiller à maintenir cette démarche, questionner des utilisateurs, avant de chercher à développer, par exemple, des nouvelles fonctionnalités.

Exemple de démocratie dans le numérique

Léopoldine Mennessier : Je trouve un exemple très inspirant, le logiciel TONG [8]. TONG est un outil de gestion qui s’adresse à un type d’entreprise spécifique, les CAE, les Coopératives d’Activité et d’Emploi. Les CAE avaient besoin d’un outil qui soit adapté à leur fonctionnement et, à elles seules, elles n’avaient pas le budget ou les compétences pour développer leur propre outil de gestion. Elles se sont donc rassemblées et, tous les mois, elles financent quelques jours de travail de développement pour l’amélioration de l’outil.
Dans ces CAE, toutes les personnes amenées à utiliser l’outil TONG peuvent venir s’investir librement, selon le temps qu’elles ont, selon l’envie qu’elles ont, dans différents groupes.
Il y a, par exemple, une commission qui est là pour exprimer les besoins des utilisateurs et utilisatrices.
On a un groupe de pilotage technique qui est là pour voter les priorités.
On a un groupe de pilotage politique qui est là pour ajuster la stratégie, le modèle économique de l’outil, etc.
Sur ce projet, j’interviens en tant qu’UX pour concevoir de nouvelles fonctionnalités et faire en sorte que celles-ci soient vraiment utilisables en mettant en place des ateliers, des tests utilisateurs. Mais derrière, il y a ce cadre démocratique qui facilite ce travail-là.
C’est un exemple de processus démocratique. On pense que c’est important de s’intéresser au mot « démocratie » parce qu’on en a un peu une représentation, dans notre société, se dire que c’est juste le fait de voter une fois tous les cinq ans, mais ça va plus loin que ça.

Une urgence à faire bouger le cadre

Léopoldine Mennessier : Dans cette présentation, nous avons parlé de différents types d’outils, des outils propriétaires, des outils libres. Ces outils se heurtent à un cadre qui est le système capitaliste dans lequel on vit, et ce cadre pose certaines limites en termes de temps, en termes d’argent, en termes de rentabilité. Nous pensons qu’il est nécessaire, en tant que professionnelles du numérique, de se questionner : comment ce cadre pourrait-il évoluer ? Comment cela impacterait le numérique ?
Par exemple, si tout le monde recevait un revenu universel, quels impacts cela aurait-il sur le temps qu’on peut consacrer à contribuer au logiciel libre en tant qu’utilisateur, en tant que concepteur, etc. ? Et nous sommes légitimes, en tant que professionnelles, à militer pour provoquer ces changements-là.

Si on en revient au numérique, on trouve une initiative inspirante, le Comité humain du numérique [9]. C’est groupe de personnes qui sont allées dans la rue pour interroger des gens sur l’impact que le numérique a eu dans leur vie. Et elles ont manifesté pour que le numérique s’adapte à l’humain et non l’inverse.

En attendant que le système change, nous avons déjà du travail concret à mettre en place dans nos propres projets.

Le Populair’O’mètre

Clémence Piteau : Et enfin, nous vous avons concocté une dernière piste inspirée du violentomètre, nous avons fait le Populair’O’mètre, un outil qui permet de se questionner sur notre rapport au numérique, qui est disponible ici à la sortie, que vous pouvez emporter si vous le souhaitez. L’objectif c’est de se questionner : le numérique ne doit pas nous nuire, donc comment, finalement, peut-on reprendre possession de cet usage et comment peut-on replacer le cybermonde à sa juste place ?
Cela nous questionne énormément et je pense que c’est un peu une réponse à ce qui serait, pour nous, un numérique satisfaisant.

Merci à vous !

C’est vraiment sur cela qu’on voulait clôturer. Nous voulons créer des espaces dans lesquels on va pouvoir créer des projets qui vont influencer le numérique dans le bon sens. C’est un vrai lieu exploratoire qui peut nous amener à créer de belles choses en s’inspirant des modèles déjà existants.
Nous vous remercions.

[Applaudissements]