Signature du Pacte du Logiciel libre - Ugo Bernalicis

Titre :
Logiciel libre - Le Pacte du Logiciel Libre
Intervenant :
Ugo Bernalicis - Député (France Insoumise) de la 2e circonscription du Nord
Lieu :
Le Topo d’Ugo
Date :
Juin 2017
Durée :
3 min 34
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Licence de la transcription :
Verbatim

Transcription

Bonjour. Bienvenue dans ce nouveau numéro du Topo d’Ugo.
Aujourd’hui on va parler logiciel libre.
Vous voyez, j’ai entre les mains ce qu’on appelle un ordinateur, communément, qui tourne sous Ubuntu là, pour le coup, et avec Le Pacte du Logiciel Libre [1] qu’on me demande de signer en tant que candidat.
Évidemment, je vais le signer des deux mains. Je le ferai avec plusieurs doigts, sur le clavier, tout à l’heure.
Pourquoi je soutiens le logiciel libre ? D’une part parce que je suis, ça m’arrive, pas tout le temps je l’avoue, je vous l’accorde, utilisateur de logiciels libres, d’Ubuntu, mais aussi de solutions libres type les Framapads [2], les Framacalcs [3], tous ces outils collaboratifs.
Par ailleurs le logiciel libre, au-delà de tout ce qui est expliqué sur la prise de conscience et les engagements, qui sont assez généraux dans le document, je pense qu’il y a quelque chose à faire de colossal dans la fonction publique, notamment la fonction publique d’État, pas seulement la fonction publique territoriale, puisque l’État est un énorme consommateur de logiciels informatiques.
Or, par exemple, il n’y a pas de concours spécifique d’informaticien, ni de grade spécifique d’informaticien, au sein de la fonction publique d’État. Alors on recrute des gens, des ingénieurs techniques, enfin d’autres grades, en espérant que ça fonctionne bien, ce qui fait qu’on a une énorme consommation de logiciels, mais pas de production. Donc qu’est-ce qui se passe ? Eh bien on externalise le développement. On externalise tout ce qui est à produire.
Alors il y a quelques logiciels maison au sein des ministères, mais ce n’est pas forcément toujours très évolué et surtout, ça ne participe pas au Libre.
Et pourtant il y fort à faire ! Il y avait une circulaire du Premier ministre [4] qui invitait les différents ministères à développer le Libre, à passer sur des solutions libres type LibreOffice [5] pour traitement de texte, tableur, etc. Bon ! Ce n’est pas encore très développé ! Par exemple, à l’Éducation nationale, eh bien on continue les conventions avec Microsoft [6], sans aucun problème, sauf qu’on voit que Microsoft ça pose quand même un problème de laïcité, quelque part, et d’indépendance vis-à-vis des lobbies privés. Sans parler des questions de sécurité. Je vous renvoie auprès de M. Snowden et compagnie sur les questions d’espionnage.
Bon ! Alors du coup, le Libre c’est tout ça.
Moi je pense qu’il faut le développer à fond. Il faut qu’on ait un pool informaticiens au plus haut sommet de l’État qui soit en charge de produire des solutions, des logiciels, des progiciels ; de mettre en partage ce qu’on produit. Alors pas tout ! Bon, je vous le dis parce qu’il y a des choses qu’il faudra qu’on produise pour le ministère de la Défense, le ministère de l’Intérieur, qu’on ne mettra pas forcément en partage, parce qu’on a besoin de crypter les données. Mais c’est aussi un gage d’indépendance, le logiciel libre.
Donc pour Le Pacte du logiciel libre, je vais le signer avec vous et je m’engage à défendre le logiciel libre. D’ailleurs on va le faire ensemble. Il faut que j’aille sur le site internet. On poursuit la vidéo en le faisant ensemble ? [Ugo complète le Pacte - Le Pacte signé a bien été reçu par l’April, NdT]
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