Promouvoir et défendre le logiciel libre avec l’April

Étienne Gonnu : Bonjour. Connaissez-vous l’April [1] ? Du tout !, et c’est normal. Alors on va faire une introduction complète.

Si on balance un peu rapidement, n’hésitez pas à nous faire signe. C’est vrai que c’est une conférence qu’on fait habituellement sur 45 minutes, là, bien sûr, on s’adapte aux réalités matérielles de l’événement dans lequel on intervient. De toute façon nous serons sur le stand B3, donc n’hésitez pas, bien sûr, à venir nous solliciter.

Je m’appelle Étienne Gonnu, je suis chargé de mission affaires publiques pour l’association. Je m’occupe, on va dire, de tout ce qui est plaidoyer politique, pour faire plus largement. Je co-anime avec ma collègue Isabella.

Isabella Vanni : Bonjour. Isabella Vanni, coordinatrice vie associative, responsable projets à l’April. Je m’occupe notamment de la gestion des adhérents, de la participation de l’April à différents événements comme l’Open Source Experience et de la partie sensibilisation auprès du grand public en particulier.

Étienne Gonnu : Nous sommes deux des quatre salariés de l’association avec notre collège Frédéric Couchet – je pense que certains d’entre vous le connaissent – qui est le délégué général de l’April et un des fondateurs de l’association qui fête ses 25 ans cette année.

Isabella Vanni : Pas Fred, l’association !

Étienne Gonnu : L’association ! Fred est un peu plus âgé. Et notre collègue Elsa qui s’occupe vraiment des parties administratives, qui a notamment été recrutée pour permettre à Isabella d’étoffer et de déployer ses talents sur la partie sensibilisation.
Bien sûr nous, les salariés, ne sommes qu’une partie de l’April, nous nous appuyons sur nos membres bénévoles. On a à peu près 3000 membres cotisants. Je précise juste ce point parce que je pense que c’est extrêmement important : notre modèle de financement est basé sur la cotisation, notamment des cotisations plafonnées, c’est ce qui nous permet aussi une certaine indépendance ; on n’est pas dépendant financièrement d’un membre en particulier. Le fait que ce soit des cotisations nous donne aussi une certaine visibilité sur le futur pour nous organiser, organiser nos actions et assurer aussi nos quatre salaires, parce que c’est quelque chose d’important.

Isabella Vanni : C’est la partie la plus importante du budget.

Étienne Gonnu : Je vais juste faire une parenthèse, très rapidement. Je suis très fier d’être salarié à l’April parce que l’April a une très grande vigilance, est très cohérente dans ses actions. Elle a une éthique sur le logiciel libre, mais elle a aussi une éthique vis-à-vis des personnes qu’elle emploie, vis-à-vis des personnes qui participent et qui se mobilisent au sein de sa structure. On est une organisation humaine, on respecte très bien le droit du travail, on fait attention aux besoins de toutes et tous. J’ai beaucoup de fierté à travailler dans cette association pour ça.

L’April a été fondée en 1996 et elle a vocation à sensibiliser, à défendre et promouvoir le logiciel libre dans cette optique qu’il n’y a pas de société libre sans logiciel libre ou alors ce serait une société sans logiciel. Je pense que je n’ai pas besoin de définir ce qu’est un logiciel libre ici. Je vais me permettre de passer là-dessus.

On s’appuie, en fait, sur une idée forte, priorité au logiciel libre, qui va se traduire, finalement, par les deux piliers de l’action de l’April.
Une priorité on va dire d’un point de vue collectif et public, en particulier dans les administrations, financées par l’impôt public, qui doivent utiliser prioritairement du logiciel libre pour un ensemble de raisons. Je pense que je n’aurai pas besoin de vous convaincre ici : déjà, puisque c’est l’impôt, ça doit pouvoir rester dans le pot commun, c’est juste de la bonne gestion des deniers publics. C’est aussi, en fait, la liberté des citoyens et des citoyennes dans une logique de contribution, etc.
Et puis aussi une priorité au niveau individuel. Là, bien sûr, on n’impose pas aux gens et on pense que chacun doit faire les étapes, Isabella pourra vous en parler. À un niveau individuel on sensibilise, on donne les outils de compréhension, on accompagne les personnes pour qu’elles puissent s’émanciper et avoir une informatique aussi libre que possible.

Je m’occupe donc, avec des bénévoles bien sûr, de la partie plaidoyer politique, comme je vous disais.
Cet aspect priorité au logiciel libre se décline de plein de manières.
On essaye, par exemple, les enjeux de durabilité, on sait que le logiciel libre peut avoir du poids.
On porte vraiment historiquement cette priorité au logiciel libre depuis longtemps. Pour ceux qui avaient suivi en particulier en 2016 la loi pour une République numérique, il y avait eu beaucoup de débats là-dessus. En ce moment cette idée d’une priorité au logiciel libre – sans doute en avez-vous entendu parler, mais je vais revenir dessus – semble commencer à prendre un petit peu, à avancer, du moins au sein des pouvoirs publics, des pouvoirs politiques.
Cette année on verra notamment, en fin de journée, madame Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et la Fonction publiques qui doit faire des annonces justement sur un plan logiciels libres. L’April a suivi ce dossier. Pour donner un exemple concret des actions qu’on peut suivre et ce qu’on peut essayer de faire là-dedans, il y a eu un rapport [2] publié en décembre 2020, suite aux travaux du député Éric Bothorel, qui est un des députés qui a une vraie connaissance des enjeux autour du numérique, pour prendre ce vocable très général. Il a publié un rapport – on avait d’ailleurs été auditionnés – qui préconisait différentes choses pour pousser vers le logiciel libre, notamment une mission logiciel libre au niveau interministériel et qui reprenait ce qui est, pour nous, quelque chose de névralgique, un point vraiment indispensable, de vrais moyens attribués à cette mission, pas juste une mission qu’on attribue à des missions déjà existantes par ailleurs parce qu‘on sait que ça se noie, donc une vraie mission portée avec des moyens humains, des moyens financiers, c’est très important. Il proposait beaucoup de choses, mais un rapport reste un rapport parlementaire, c’est important, mais ça n’a pas de poids contraignant. Une circulaire [3] du Premier ministre reprend ce rapport. Pour le coup ça donne une vraie impulsion concrète au niveau administratif, au niveau de l’exécutif sur comment on va donner corps à ça. L’April reste non pas méfiante, en tout cas elle voit ça comme un signe encourageant. On va juger sur pièce. On n’est ni pessimistes ni optimistes. On sait qu’il faut attendre un petit peu. Les paroles c’est très bien mais ce qui est important ce sont les actes, c’est pour ça que ce que va annoncer la ministre Montchalin va être intéressant.
Je vais juste rappeler aussi le rapport Latombe [4], si vous n’en avez pas entendu parler, je vous le recommande vivement, un autre député qui a fait un rapport sur la souveraineté numérique et qui appelle à systématiser le recours au logiciel libre. En fait, tout l’enjeu est d’en faire un recours systémique, il replace bien ça. Il parle également de faire du privateur une exception, vraiment d’entrer dans cette logique. Il prend en compte, et Éric Bothorel le faisait avant, que l’État ne doit pas être simplement un consommateur passif mais vraiment contribuer, être un contributeur au logiciel libre, ce qui nous parait évident, ça ne l’était pas jusqu’à présent, et on a des signes que ça commence peut-être à s’insérer au plus haut niveau politique. On sait que dans les administrations il y a déjà des agents qui portent ça et on avait besoin de cette impulsion.
Je prends beaucoup de temps, on pourra en reparler après si vous voulez en parler avec moi. Je vais passer la parole à ma collègue Isa.
Donc priorité au logiciel libre au niveau collectif et aussi au niveau individuel par la sensibilisation.

Isabella Vanni : Merci Étienne.
L’autre axe important de l’April c’est la sensibilisation auprès d’autres publics notamment le grand public, donc les personnes qui ne connaissent pas ou peu les logiciels libres. Pour cela, on a produit et on produit différents documents de sensibilisation à l’intérieur d’un groupe de travail auquel peuvent participer toutes les personnes qui sont intéressées par ces sujets, qu’elles soient membres de l’April ou pas.
J’en profite pour rappeler que les groupes de travail de l’April sont nombreux et ils sont presque tous ouverts à tout le monde.

Étienne Gonnu : Il y a juste le groupe de travail Atelier, qui est donc une liste de discussion autour des projets institutionnels, comme j’expliquais, pour le coup on le réserve aux membres, parce que ça nous permet aussi d’être dans une forme de relation dans laquelle il peut y avoir une forme de confidentialité.

Isabella Vanni : Et de temporalité.

Étienne Gonnu : On peut nous partager des documents et, avec cette condition de confidentialité, ça reste dans un cercle restreint. C’est pour permettre de travailler dans de bonnes conditions et dans une relation de confiance avec les personnes avec lesquelles on peut échanger au sein des administrations.

Isabella Vanni : Et la temporalité aussi. On décide à quel moment annoncer, ou pas.
Par contre le groupe Sensibilisation [5] est vraiment ouvert à tout le monde. D’ailleurs on fait des réunions régulières, un jeudi sur deux, et récemment j’ai eu une personne, même plus, qui n’était pas membre de l’April.
Les documents de sensibilisation autour des logiciels et des formats ouverts sont disponibles. On les rend disponibles à la fois sur En Vente Libre [6] qui est une boutique en ligne sur laquelle il y a plusieurs produits, goodies, produits par les différentes associations autour du Libre, donc aussi l’April. On met vraiment à disposition ces outils déjà imprimés, à coût d’impression, et après on les publie bien évidemment sous licence libre pour que n’importe quelle personne ou structure puisse les réutiliser librement sans avoir à demander d’autorisation, puisse les modifier, les redistribuer. Bien évidemment le but c’est le partage auprès d’un public le plus large possible. On fait aussi des stickers, on fait aussi des affiches. On a fait aussi l’Expolibre [7]. C’est une exposition de huit panneaux qu’on a imprimés sur bâche, c’est plutôt joli graphiquement. D’ailleurs j’en profite pour remercier notre merveilleux bénévole graphiste qui fait un travail extraordinaire. Vous pouvez admirer l’Expolibre, parce que c’est joli à voir et c’est aussi intéressant à lire, sur notre stand B3.On explique les enjeux du logiciel libre au plus grand public. On essaie vraiment d’utiliser un discours simple, que tout le monde peut comprendre. C’est disponible à la location, on l’a imprimé sur bâche, n’importe qui peut la louer. C’est disponible aussi en téléchargement.
Un jeudi sur deux, je disais qu’on fait des réunions de travail avec des bénévoles. En ce moment on est notamment sur trois nouveaux projets. Un, qui n’est pas vraiment nouveau mais qui n’est pas encore fini. On a pensé à un jeu de plateau à proposer notamment sur des ateliers, pas que pour les enfants, c’est pensé pour les adultes. Il y a encore des adultes qui disent « moi je connais tout sur le logiciel libre » et quand on leur demande la définition « c’est un logiciel gratuit ». Eh bien non, vous n’en savez pas tant que ça ! C’est un jeu basé sur des quiz qui peuvent aussi être réutilisés pour d’autres choses, bien évidemment.
On est aussi sur La Boussole du Libre. On s’est rendu compte, quand on est sur les stands, que les personnes non initiées, qui ont envie de libérer leur matériel informatique, leur machine machine surtout, ne savent pas trop où aller tellement il y a d’offres sur Internet. On s’est dit qu’on peut présélectionner pour elles des liens fiables, accessibles, de sites qui sont mis à jour, qui, si possible, n’ont pas de trackers, des trackers Google, etc. En fait on prémâche le travail pour elles, on les accompagne, c’est pour ça qu’on l’a appelé La Boussole du Libre. Le but c’est d’orienter le public, ce n’est pas d’être exhaustif parce que quand on a trop d’options on est perdu, donc on fait le travail pour elles. C’est hyper-satisfaisant pour moi d’animer ces réunions parce qu’il y a des personnes passionnées, on apprend plein de choses. C’est important à la fois pour sensibiliser le grand public, mais c’est aussi important pour nous parce qu’on apprend plein de choses, c’est un vrai partage de connaissances. Il y a des sites auxquels on n’aurait pas pensé, on se dit « tiens, merci de les avoir proposés ! »
Et puis, autour du 20 mars, on organise un événement, une manifestation nationale qui s’appelle Le Libre en Fête [8]. En fait ce n’est pas nous qui organisons les événements au niveau national, ce sont toutes les organisations autour du Libre qui sont diffusées sur tout le territoire français, notamment les GULL, les Groupes d’utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres. Le but c’est d’avoir effectivement un événement national pour donner carrément plus de visibilité. C’est vraiment une opération de communication pour faire découvrir le logiciel libre, les services en ligne éthiques, la culture libre en général au grand public. L’April a une action de coordination. On met à disposition un site, mais après c’est vraiment grâce aux actions locales des différentes associations et structures sur tout le territoire français qu’on peut arriver à faire cet événement. On espère qu’en 2022 on pourra avoir encore plus d’événements s’il y a moins de restrictions sanitaires que pour les éditions précédentes.

Étienne Gonnu : Juste redire : les réunions c’est un jeudi sur deux. Vous retrouverez les dates en ligne, si ça vous intéresse, sur agendadulibre.org, vous avez la date si vous ne savez pas quel jeudi c’est.

Isabella Vanni : L’Agenda du Libre [9] est hébergé par l’April. C’est le site de référence pour trouver tous les événements qui, bien évidemment, sont soumis, les événements autour du Libre, pour trouver des organisations autour du Libre et, bien évidemment, on publie aussi sur notre site.

Étienne Gonnu : On pourra vous donner l’adresse si ça vous intéresse, si vous n’avez pas eu le temps de la noter.
C’est vraiment la conjugaison de ces deux piliers de l’April qui, on va dire, nous font avancer, qui nous permettent vraiment de créer un rapport de force favorable au logiciel libre. Bien sûr, ce n’est pas l’April toute seule qui va renverser, mais on construit, on participe à construire un rapport de force favorable au logiciel libre dans la société, au niveau politique et au niveau des courants qui traversent la société.

Un autre projet qui nous permet justement de revenir dans cette logique, c’est Libre à vous ! [10], un projet dont on est très fiers. On a rejoint une web radio associative, Libre@Toi, qui a obtenu une demi-bande FM en termes de temps en région parisienne et qui, bien sûr, diffuse dans le monde entier via le Web, qui est Cause Commune [11] 93.1 FM, qui n’est pas dédiée au logiciel libre, qui parle plus largement, on va dire, de la culture des communs, de la culture libriste, très belle radio que je vous invite à découvrir. Nous sommes très fiers de ce projet qui nous permet de valoriser l’action bénévole. Nous animons donc une hebdomadaire là-dessus, le mardi après-midi à 15 heures 30, bien sûr on diffuse un podcast ensuite. C’est animé par l’équipe salariée, bien sûr en termes de disponibilité, mais on a pu s’appuyer aussi sur nos bénévoles, notamment au niveau du traitement des podcasts, de la découpe, on a la transcription dont je vais parler très rapidement après, passer de l’audio à du texte, produire du texte. La bande FM est extrêmement intéressante parce qu’elle nous permet de toucher un public qui ne connaît pas forcément nos sujets, qui peut tomber dessus et c’est la magie de la radio.

Isabella Vanni : Ce n’est pas une émission geek. On pense vraiment au grand public.

Étienne Gonnu : Il y a des émissions plus geeks que d’autres, mais ça reste accessible, c’est important.

Isabella Vanni : La cible c’est le grand public.

Étienne Gonnu : On parle de collectivités. Pascal Kuczynski de l’ADULLACT [12] est là ; on parle de TNL [13], Territoire Numérique Libre. On va recevoir sur des sujets très spécifiques, je pense à Nextcloud [14], on a reçu les députés qui ont fait les rapports. On essaie d’être assez larges.

Isabella Vanni : Tu parlais des bénévoles, on a de magnifiques chroniqueurs et chroniqueuses.

Étienne Gonnu : Le contenu est aussi produit par des chroniqueurs et chroniqueuses. C’est vraiment un projet commun important de l’April.
On a produit un site, flambant neuf, qui est en ligne officiellement depuis lundi. À nouveau ce sont des bénévoles, les salariés et Frédéric qui ont beaucoup travaillé là-dessus. Maintenant on a très beau site, Antoine Bardelli, le graphiste, l’a réalisé. On en est très contents. C’est vrai que c’est important aussi d’avoir une vitrine agréable à consulter.
Je vais parler de Libre à lire ! [15]. On a aussi un nouveau site pour mettre en valeur le travail de transcription qui est vraiment un travail extrêmement important en termes d’indexation, d’accessibilité, etc.
Je vais parler d’un autre projet qui est très important à l’April, c’est le Chapril [16]. Est-ce qu’il y a des personnes qui ne connaissent pas les « chatons ». Je vous invite à vous renseigner, mais je vais quand même expliquer ce que c’est. Ça a été poussé par Framasoft [17]. CHATONS [18] est l’acronyme de Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres, et Solidaires. En gros c’est l’idée, autour d’une charte qui prend en compte le logiciel libre, qui est construite sur le respect des utilisateurs et des utilisatrices, de proposer des services basés sur le logiciel libre, un peu dans une logique de fédération, et de recréer du lien humain dans une logique de décentralisation et même de « déframaftisation », je pense, pour reprendre le terme. Chapril est la contribution de l’April à ce collectif. L’April propose 13 services que je vous invite à tester, à essayer, à faire connaître autour de vous. Vous avez le service d’organisation d’événements, d’organisation de rendez-vous, de copier-coller, je n’ai pas tous les services en tête, ils sont sur le site.
On recrute toujours des bénévoles, plutôt sur des profils techniques mais pas que, il y a aussi du travail de modération. N’hésitez pas, si ça vous intéresse, à participer à ce genre de projet. Sur des besoins plus spécifiques, je crois qu’on cherche pour mettre en œuvre notamment Nextcloud ou Mobilizon, parce que ce sont des outils assez lourds.

Isabella Vanni : Mobilizon [19] est une plateforme sur laquelle on peut organiser des évènements. Mobilizon avec un « z ».

Étienne Gonnu : Le but c’est la mobilisation.
Donc on recrute, n’hésitez pas à nous contacter. Si vous avez des questions on a de super bénévoles derrière tout ça.
Il nous reste une minute pour des questions. Sinon on sera à votre disposition.

Public : Le Chapril est opérationnel depuis quand ?

Étienne Gonnu : Deux ans. Plus, trois ans en fait. Fin 2018.

Frédéric Couchet : La première version avec quatre ou cinq services et là il y a 13 services.

Étienne Gonnu : Il y a 13 services. Initialement il y avait quatre ou cinq services, maintenant il y en a 13.
Merci beaucoup pour votre attention, N’hésitez pas à nous contacter.

[Applaudissements]

Étienne Gonnu : J’ai raté une question apparemment. Bonjour.

Public : J’ai levé la main un petit peu tard. Bonjour. Merci pour tout ce travail très intéressant. Dans le titre de votre exposé, vous avez gardé toujours le mot « défendre ». Je voudrais savoir, dans ce contexte dans lequel on vit en ce moment, avec les rapports que vous avez mentionnés, avec la loi pour une République numérique, s’il faut encore défendre ? Est-ce que ce n’est pas acquis ?

Étienne Gonnu : Il faut défendre et promouvoir. Est-ce que c’est acquis ? Non, je pense que ce n’est pas acquis parce que les forces réactionnaires, pour parler de manière très simple, sont encore vives et tous les champs de liberté restent, je pense, menacés. Il y a l’aspect économique open source, et ce n’est pas du tout une critique, vibrant, ça semble protéger aussi. Tout ce qui est libertés, toutes les attaques par exemple en termes de surveillance – ce n’est pas notre champ initial – mais ça reste quand même des menaces pour le logiciel libre. Je pense que plus que jamais il faut défendre et puis il faut promouvoir, les deux vont de pair.

[Applaudissements]