Interview de Richard Stallman le 10 juin 2011

Richard Stallman, créateur de la Free Software Foundation, a accepté de répondre aux questions des membres de l’April lors d’une interview enregistrée le 10 juin 2011 à Paris :

Liens

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La page où les membres de l’April ont posés leurs questions sur trouve sur le wiki : Interview RMS juin 2011

Fiche technique

Transcription

Lionel Allorge : Bonjour Richard.

Richard Stallman : Bonjour.

Lionel Allorge : Merci d’avoir accepté de répondre aux questions des membres de l’association April. La première question c’est « Pourriez-vous nous présenter la FSF, son objectif, son périmètre, et ses moyens, et ses campagnes ? »

Richard Stallman : C’est trop. C’est trop de questions en même temps.

Lionel Allorge : D’accord.

Richard Stallman : Je ne peux pas me souvenir de tant de questions, donc c’est inutile. Une question à la fois.

Lionel Allorge : Alors, pouvez-vous nous présenter la FSF&,nbsp ; ?

Richard Stallman : La Free Software Fondation est une organisation aux États-Unis de but non lucratif, pour promouvoir la Liberté des utilisateurs de l’informatique, c’est-à-dire que les programmes qu’ils utilisent soient libres. Et nous faisons beaucoup de choses pour promouvoir le Logiciel Libre et pour que le Logiciel Libre remplace les programmes privateurs. Mais aujourd’hui, nous ne faisons plus de développement de logiciels parce, que dans une communauté si grande, nos ressources n’ajouteraient presque rien à ce que la communauté fait. Donc nous faisons d’autres choses que la communauté ne fait pas, comme par exemple : nous appliquons la GPL et nous développons des informations utiles comme des listes périphériques qui n’ont pas besoin d’un programme privateur pour être utilisées et des listes de catalogues de Logiciels Libre, et nous promouvons l’utilisation des distributions complètement de Logiciels Libres qui ne contiennent, ni n’offrent de programme privateur. Et aussi, nous faisons aussi des campagnes politiques contre les notes numériques et d’autres problèmes qui ne sont pas résolvables par développer un programme.

Lionel Allorge : Merci. Comment voyez-vous le positionnement du Logiciel Libre avec les nouveaux terminaux comme les smartphones ?

Lionel Allorge : Les nouveaux terminaux ?

Richard Stallman : Les nouveaux moyens d’accéder à l’informatique mobile.

Lionel Allorge : Un ordinateur n’est pas un moyen d’accéder. C’est un ordinateur. Ces téléphones sont des ordinateurs et donc le logiciel utilisé dans ces ordinateurs doit être libre. Mais actuellement, c’est impossible : Il n’y a aucun modèle capable de fonctionner sans un problème de logiciel privateur. Il y a une version complètement libre d’androïd, qui s’appelle « replicate », et dans un modèle, dans le premier téléphone Google, on peut installer replicate au lieu d’androïd mais ça ne libère pas complètement ce téléphone, parce que ce téléphone a un programme privateur pour générer les émissions de radio et ce pourrait être acceptable parce que ce programme vient dans le téléphone et pas besoin de le remplacer, jamais. Mais il a trop de pouvoir. Ce programme a assez de pouvoir sur l’ordinateur, qu’il est capable, je crois, de remplacer tout le système et pourrait faire n’importe quoi. Il se dit "je suis pour faire des émissions et recevoir les signaux de radio" mais il pourrait faire n’importe quoi. Donc il a le contrôle complet sur l’utilisation de cet ordinateur. Donc ce n’est pas acceptable et dans tous les modèles de téléphone Google, il paraît, il y a
de tels problèmes. Par exemple, souvent le programme privateur
pour la radio gère aussi le microphone et comme ça peut convertir
le téléphone en dispositif d’écoute. Quoique fassent les
programmes libres dans replicate. Donc pas à l’écart.

Lionel Allorge : Il semble qu’un logiciel sous GPL
v3 ne peut pas avoir une documentation générée sous GFDL, ce qui
décourage la génération de documents...

Richard Stallman : Ce n’est pas vrai. D’abord,
cela n’a rien à voir avec la GPL 3 et c’est la même chose pour
n’importe qu’elle version de la GPL. La conversion directe du code
source devrait être sous la même version de la GPL et aucune autre
licence mais on ne fait pas un bon manuel par conversion des textes
et commentaires sur chaque fonction. Un bon manuel ne s’écrit pas
comme ça parce que un bon manuel s’écrit de manière unitaire et
chaque chapitre, chaque section doit expliquer son sujet. Pas
seulement une liste de fonctions et variables avec un texte sur
chacune d’elle. Donc ce n’est pas la bonne manière.

Par exemple, dans Emacs, chaque fonction et chaque variable à son
texte de documentation mais le manuel ne s’écrit pas comme ça, parce
que la liste des textes de documentation n’est pas un bon manuel.
Mais aussi, celui qui écrit et celui qui chang eles textes de
documentation a l’autorité légale de publier les textes de
documentation et ses changements dans ces textes dans deux licences
parallèlement. S’il veut publier une collection de textes de
documentation comme manuel, les développeurs peuvent le faire. Ce
qui est faux est de publier chaque changement dans les deux
fichiers, dans le fichier de code source sous la GPL et dans le
fichier de documentation sous d’autres licences. C’est un peu de
travail mais on peut utiliser les mêmes textes et les mêmes
changements des deux manières à la fois.

Lionel Allorge : Percevez-vous aujourd’hui de
nouvelles menaces qui pourraient vous amener à faire évoluer la
GPL ?

Richard Stallman : Je n’en connais aucune
maintenant.

Lionel Allorge : D’accord, que pensez-vous du
projet FreedomBox ?

Richard Stallman : Haaaaa, c’est très bon !

Lionel Allorge : Est-il lié à la FSF ?

Richard Stallman : Non, ce n’est pas notre projet,
c’est le projet du professeur Moglen. Mais évidemment que c’est un
bon projet.

Lionel Allorge : Merci, est-ce que le combat du
Logiciel Libre devrait aussi englober le matériel, le « hardware »
 ?

Richard Stallman : Non, c’est absurde. Sans
copieuse du matériel, la liberté de pouvoir copier les objets
physiques est purement théorique. Je ne lutte pas pour les libertés
purement théoriques sans application pratique. Aussi, la liberté
de changer les objets physiques n’est pas limitée légalement mais
plutôt par la technologie. Donc, ce n’est pas une lutte sociale,
mais plutôt une question du développement technique.

Mais quant aux objets fabriqués par les fabricateurs personnels,
les plans ou dessins pour les objets, quand les objets sont
d’utilisation pratique, doivent être libres.

Lionel Allorge : Et dans le cas où une machine permettrait de fabriquer facilement des objets.

Richard Stallman : En ce cas, les plans d’objets pour utiliser dans cette machine devraient être libres.

Lionel Allorge : Quel est l’intérêt de Gnash, et ...pardon

Richard Stallman : C’est à dire que les 4 libertés s’appliquent aux œuvres destinées et à une utilisation pratique. Si une œuvre est un plan pour fabriquer un objet physique, c’est une utilisation pratique. Donc l’objet physique, "utile" : c’est donc une utilisation pratique, et ses œuvres doivent être libre. Mais les objets pas fabriqués comme ça, il serait utile de pouvoir les copier, mais nous ne savons pas le faire.

Lionel Allorge : Merci. Quel est l’intérêt de Gnash, et est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux lutter contre le format flash plutôt que de faire un flashplayer ?

Richard Stallman : Il faut faire les deux en même temps. Mais nous ne voyons pas comment lutter efficacement contre l’utilisation de Flash. Le problème c’est que pour le faire, il faudrait une grande communauté disposée à envoyer chaque semaine une plainte à un site qui utilise Flash.

Lionel Allorge : Et donc pour l’instant, gnash est la moins mauvaise solution... ?

Richard Stallman : Oh, c’est une solution. Je ne dis pas qu’une solution est meilleure que l’autre. L’une ou l’autre pourrait fonctionner et nous étions plus capables de faire avancer Gnash.

Lionel Allorge : Que pensez-vous de proposer aux novices une migration progressive vers le logiciel libre, en leur proposant d’abord des logiciels libres dans des environnements comme Windows ou Mac OS ?

Richard Stallman : Je suis pour ce chemin de migration. Parce que d’abord c’est éthique, parce qu’il ne propose pas l’installation d’un programme privateur. Et comme ça, donc, pourquoi pas ?... Si ça sert... et souvent, ça sert.

Lionel Allorve : D’accord. Il semble que souvent, les novices en informatique ne soient pas convaincus par la notion de liberté ...

Richard Stallman : C’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! C’est une
généralisation qui va trop loin. Les gens ne sont pas pareils. En vérité je dirais le contraire : pour convaincre, les novices, et plus largement les pas-informaticiens, à migrer au logiciel libre il n’y a qu’un seul argument qui fonctionne et c’est l’argument éthique. Sur la liberté, la communauté, parce que cet argument convainc quelques-uns. Et les autres arguments ne les intéressent... moins. Parce qu’ils s’en fichent d’avoir des programmes de code de meilleure qualité. S’ils utilisent Windows, ils disent : « il fait des choses que je n’aime pas, il fait des choses que j’aime ». Mais ils ne voient pas la qualité du code. Mais ils sont capables de comprendre la question de liberté. Il y a des activistes logiciel libre, y compris par exemple le président de l’Équateur, qui ont été
convaincus par les arguments sur la liberté, mais qui ne sont pas des informaticiens. Ils ne s’intéressent pas à d’autres arguments.

Lionel Allorge : Donc l’argument d’une supériorité
technique...

Richard Stallman : ... ne les intéresse pas. Ils
sont capables de juger la commodité de n’importe quel programme,
directement. Et donc, si j’ai dit à quelqu’un : un programme libre
est probablement de meilleure qualité, pour être libre il répond « je suis capable de juger la qualité du programme que j’utilise, que ce soit libre ou privateur. » Il y a des gens qui détestent Windows
pour les problèmes qu’il a, les problèmes de virus. Et donc c’est un
avantage que nous pouvons utiliser pour les convaincre, mais la
qualité même du code, non. Peut-être pour les développeurs, on peut
les convaincre de pouvoir faire un meilleur programme, mais les
pas-informaticiens ne développent pas de programme, ils ne
s’intéressent pas à ça.

Lionel Allorge : Quelle est la différence entre un
logiciel et une œuvre numérique libre, pour vous ?

Richard Stallman : Qu’est-ce que c’est la
différence entre un logiciel et une œuvre numérique ?L’un ou
l’autre peut être libre, c’est le même critère que l’œuvre soit
libre

Lionel Allorge : Mais vous faites une différence
entre une œuvre artistique et une œuvre fonctionnelle ?

Richard Stallman : Mais pas là. Non, c’est autre
chose. Oui, je distingue les œuvres d’utilisation pratique des
autres œuvres, qui ne sont pas d’utilisation pratique. Comme par
exemple l’opinion et le témoignage et l’art qui sont des œuvres mais
pas d’utilisation pratique, ils contribuent d’autres manières. Je
crois que les œuvres d’utilisation pratique doivent être libres pour
que les utilisateurs aient le contrôle des travaux qu’ils font avec
ces œuvres. Mais pour les autres œuvres on ne fait pas de travaux
avec. Donc cet argument ne s’applique pas. Et je crois que les
autres œuvres doivent être partageables. C’est-à-dire que leurs
utilisateurs doivent avoir, ou leurs appréciateurs, parce qu’elles
ne s’utilisent pas de la même manière, leurs appréciateurs doivent
avoir la liberté de partager l’œuvre, c’est-à-dire de redistribuer
des copies exactes de manière non commerciale. Donc c’est moins que
d’être libre. Et le logiciel étant une œuvre d’utilisation
pratique, il doit être libre.

Lionel Allorge : Que pensez-vous de « Linux on the
Desktop » ?

Richard Stallman : Si c’est le nom de quelque
chose, je ne le connais pas. C’est quoi ?

Lionel Allorge : Je ne sais pas

Richard Stallman : Je suppose qu’il voulait dire
le système GNU, je suppose ?Ou il y a quelque chose ou quelque
projet qui porte ce nom dont je suis ignorant ? Ou il voulait dire
l’utilisation dans les ordinateurs personnels du système GNU, le
système d’exploitation GNU avec Linux comme noyau. Et souvent les
gens quand ils parlent du système GNU ils l’appellent Linux,
c’est-à-dire ils ne reconnaissent pas notre travail, ce qui n’est
pas très gentil envers nous,

Richard Stallman : Il ne reconnaissent pas notre travail, ce qui n’est pas très gentil envers nous. Et je ne participe pas à
cette pratique. Mais qu’est-ce que je pense de l’utilisation du
système GNU dans les ordinateurs personnels ? J’en suis très
content parce que j’ai lancé le développement du système GNU mais je
reconnais que le système GNU n’existe, a une vue plus importante
que son propre succès, c’est-à-dire la liberté des utilisateurs. Le
système GNU est le seul système d’exploitation qui a été fait, pas
pour des motivations techniques ni commerciales mais pour une
motivation éthique, pour rendre possible l’utilisation de
l’ordinateur en liberté. Et donc si les gens utilisent d’autres
systèmes d’exploitation libres, c’est la même liberté si le système
est 100% de logiciels libres. Donc ce qu’il faut, ce n’est pas
l’utilisation du système GNU. J’aime bien que les gens utilisent
GNU, je suis très content, mais ce qu’il faut c’est l’utilisation
seulement de logiciels libres.

Lionel Allorge : Pourquoi la licence Art Libre
n’est-elle pas incorporée au projet GNU 

Richard Stallman : N’est-elle pas encore
quoi ?

Lionel Allorge : Incorporée, ne fait pas
partie du projet GNU.

Richard Stallman : Nous ne faisons pas de
l’art, le projet GNU est le projet du développement du système
d’exploitation GNU. Et un système d’exploitation n’a pas vraiment
besoin de l’art. Sauf des fois pour montrer dans l’écran, dans un
programme, et d’habitude ces dessins portent la licence du
programme.

Lionel Allorge : Merci. Selon vous, le rachat
de Skype par Microsoft est-il une bonne ou une mauvaise
chose pour le projet ?

Richard Stallman : Il ne change rien. Skype
était un programme privateur, donc un programme qui ne respecte pas
les Droits de l’Homme, il ne faut pas utiliser ce programme.
C’était vrai avant ce rachat et c’est vrai également aujourd’hui,
aucun changement.

Lionel Allorge : Et pour continuer....

Richard Stallman : Et je veux dire quelque
chose de plus large. Le mouvement du Logiciel Libre n’est pas un
mouvement à l’encontre de Microsoft parce que notre ennemi est plus
grand, notre ennemi est le logiciel privateur. Tous les logiciels
privateurs. Injustes pour les mêmes raisons, que ce soit de Microsoft
ou d’Apple ou d’Adobe ou d’Oracle ou de n’importe qui. Donc il est
une erreur de mettre la faute étroitement sur une seule entreprise,
comme par exemple Microsoft. Si la haine pour Microsoft motive,...
entraîne des gens à développer le Logiciel Libre, j’en suis content
mais c’est autre chose.

Lionel Allorge : Et Skype fait partie du quatrième Hight
Priority Project de la FSF...

Richard Stallman : Pas Skype mais le
remplacement libre. Et nous faisons du progrès.

Lionel Allorge : D’accord. Vous ne placez pas
vos écrits sous une licence libre au motif que la modification
reviendrait à dénaturer votre message.

Richard Stallman : Je ne comprends pas
bien.

Lionel Allorge : Par exemple, est-il normal
d’empêcher vos lecteurs de traduire vos discours ?

Richard Stallman : Oui parce que je veux
m’assurer que les traductions soient correctes, qu’elles présentent
correctement mes opinions. Une œuvre d’opinion n’est pas un œuvre à
utilisation pratique. Elle n’a pas vraiment d’utilisateur et donc
la question d’avoir le droit de contrôle de.....

... et donc la question d’avoir le droit de contrôle de sa propre vie ne se pose pas pour les œuvres d’opinion. Et donc, je mets normalement mes œuvres d’opinion dans le site http://gnu.org/ s’il s’agit du logiciel libre. Et, dans le site http://gnu.org/, nous avons des équipes de traduction, c’est à dire que nous autorisons les traductions, mais l’idée est d’avoir une équipe de plusieurs gens pour vérifier la bonne traduction de chaque œuvre.

Lionel Allorge : Parce-que vous ne pouvez pas, vous-même, relire certaines traductions

Richard Stallman : Je ne peux pas. Je parle entre trois et quatre langues, mais les autres,... non.

Lionel Allorge : Et pour finir, quels sont les principaux dangers qui menacent, selon vous, le logiciel libre, actuellement ?

Richard Stallman : Il y a les brevets informatiques, et maintenant l’Union Européenne a un plan qui étendrait les brevets informatiques à toute l’Union européenne. C’est le plan d’avoir les brevets unitaires européens, parce-qu’un détail de ce plan, c’est que le tribunal d’appel des décisions de l’Office Européen des brevets serait géré par l’Office européen. Donc, cet Office aurait du pouvoir sans limite, sans frein, sur la question de quelles choses, quelles idées seraient brevetables. Et cet Office veut imposer les brevets informatiques à tous les pays. Donc, c’est un danger très grave et je propose que tout le monde visite le site http://ffii.org/ et participe immédiatement dans leur campagne contre ce danger.

Il y a aussi le problème des téléphones portables qui ne permettent pas l’utilisation de systèmes libres qui, vraiment aient le contrôle de l’ordinateur.

Il y a aussi le danger des lois injustes imposées par des ennemis des Droits de l’Homme, comme le président Sarkozy qui vient de proposer une attaque mondiale aux Droits de l’Homme dans l’Internet.

Et... est-ce qu’il y en a d’autres ? Je suppose qu’il y en a d’autres qui m’échappent à ce moment.

Lionel Allorge : D’accord. Merci beaucoup Richard pour cet interview et bon séjour en France.

Richard Stallman : De rien. Ô mais oui, il y a autre chose qui a affaibli la communauté des logiciels libres. C’est la pratique de promouvoir les distributions GNU/Linux qui contiennent ou proposent des programmes privateurs et surtout de la distribution Ubuntu, qui a beaucoup de succès, qui ne parle pas de la liberté comme but, mais comme une expérience commode de l’utilisateur et pour le rendre plus commode, ils utilisent des programmes privateurs. Ils présentent la présence de ces programmes privateurs comme le but et la plupart des utilisateurs apprennent leur idée du but à travers des distributions qu’ils utilisent. Donc, s’ils utilisent Ubuntu, ils pensent que c’est le but, donc que la liberté n’est pas le but. Et donc, c’est pour ça que nous devons faire tant pour éduquer les utilisateurs, pour leur montrer le but de liberté, le but éthique du mouvement des logiciels libres.

Avertissement : Transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant⋅e⋅s mais rendant le discours fluide. Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.